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Comment réduire l’empreinte carbone du transport routier de marchandises ?

26 octobre 2026
RSE

Le transport routier de marchandises reste indispensable au fonctionnement de l’économie. Il permet chaque jour d’approvisionner les entreprises, les commerces, les industries et les particuliers, sur des distances courtes comme à l’échelle nationale ou européenne.

Mais face aux enjeux climatiques, à l’évolution des réglementations et aux attentes croissantes des donneurs d’ordre, réduire l’empreinte carbone du transport routier est devenu un enjeu majeur de responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

La transition ne repose toutefois pas sur une seule technologie. Elle passe par une combinaison de leviers : modernisation des véhicules, réduction de la consommation, optimisation des tournées, mutualisation des flux, éco-conduite, carburants alternatifs, digitalisation et meilleure organisation de la supply chain.

Alors, concrètement, comment réduire les émissions de CO₂ liées au transport routier de marchandises ?

Décarboner le transport routier : un enjeu majeur de la démarche RSE

La réduction des émissions liées au transport concerne aujourd’hui l’ensemble de la chaîne logistique.

Selon l’ADEME, la transition de la filière passe notamment par la massification et la mutualisation des flux, le développement de motorisations plus sobres, le report modal lorsque celui-ci est pertinent et une organisation plus efficace des chaînes d’approvisionnement.

Pour les entreprises de transport comme pour leurs clients, cette démarche répond à plusieurs objectifs :

  • réduire les émissions de gaz à effet de serre ;

  • diminuer la consommation énergétique ;

  • limiter les kilomètres inutiles ;

  • améliorer le taux de remplissage des véhicules ;

  • anticiper les évolutions réglementaires ;

  • mieux mesurer l’impact environnemental des prestations ;

  • intégrer le transport dans une véritable politique RSE.

La réduction de l’empreinte carbone doit ainsi être pensée comme une démarche d’amélioration continue, et non comme une action ponctuelle.

1. Mesurer pour pouvoir réduire

Avant de chercher à réduire les émissions d’un transport, il faut commencer par les mesurer.

La première étape consiste donc à disposer de données fiables sur les consommations, les distances parcourues, les volumes transportés ou encore le taux de remplissage des véhicules.

Plusieurs indicateurs peuvent être suivis :

  • consommation de carburant aux 100 kilomètres ;

  • émissions de CO₂ par trajet ;

  • émissions rapportées à la tonne transportée ;

  • kilomètres parcourus à vide ;

  • taux de chargement ;

  • nombre de livraisons mutualisées ;

  • performance de conduite des chauffeurs.

Cette mesure permet d’identifier les principaux postes d’émissions et de déterminer les actions prioritaires.

Elle favorise également une plus grande transparence vis-à-vis des clients qui souhaitent connaître l’empreinte carbone associée au transport de leurs marchandises.

La démarche RSE devient ainsi quantifiable et pilotable.

2. Optimiser les tournées et limiter les kilomètres à vide

L’un des moyens les plus immédiats pour réduire les émissions du transport routier consiste simplement à parcourir moins de kilomètres pour transporter la même quantité de marchandises.

Une bonne planification permet notamment de :

  • optimiser l’ordre des livraisons ;

  • rapprocher les points d’enlèvement et de livraison ;

  • rechercher des chargements retour ;

  • regrouper plusieurs expéditions ;

  • éviter certains détours ;

  • anticiper les conditions de circulation ;

  • limiter les déplacements à vide.

La digitalisation joue ici un rôle majeur.

Les systèmes de géolocalisation et de gestion des transports permettent de suivre les véhicules en temps réel et d’adapter l’organisation des tournées en fonction des contraintes opérationnelles.

L’ADEME cite d’ailleurs la réduction des kilomètres à vide parmi les leviers permettant d’améliorer les performances environnementales du transport de marchandises.

Chaque kilomètre évité représente à la fois une économie de carburant, une diminution des émissions de CO₂ et une réduction des coûts.

3. Améliorer le remplissage des véhicules

Un poids lourd circulant à moitié chargé mobilise quasiment les mêmes infrastructures et une consommation importante pour transporter moins de marchandises.

L’amélioration du taux de remplissage constitue donc un levier essentiel.

La mutualisation consiste par exemple à regrouper dans un même véhicule des marchandises provenant de différents clients lorsque les destinations ou les itinéraires sont compatibles.

Les solutions de groupage et de lots partiels permettent ainsi de répartir les capacités disponibles entre plusieurs expéditeurs.

Cette logique permet :

  • de réduire le nombre de véhicules nécessaires ;

  • de diminuer les trajets à vide ;

  • d'augmenter la quantité de marchandises transportée par kilomètre parcouru ;

  • de réduire l’empreinte carbone de chaque expédition.

La performance environnementale est alors directement liée à la performance logistique.

4. Utiliser des véhicules récents et plus performants

Le renouvellement de la flotte constitue un autre levier important.

Les poids lourds récents bénéficient d’évolutions technologiques permettant d’améliorer leur performance énergétique et de limiter certaines émissions polluantes.

Le choix du véhicule doit également être adapté à la mission.

Mobiliser un camion surdimensionné pour transporter un petit volume peut augmenter inutilement la consommation. À l’inverse, choisir un véhicule adapté à la charge, au trajet et au type de marchandises permet de mieux maîtriser l’énergie consommée.

Une politique responsable de gestion de flotte passe donc par :

  • le renouvellement régulier des véhicules ;

  • leur entretien préventif ;

  • le contrôle des pneumatiques ;

  • le suivi de la consommation ;

  • le choix d’une motorisation adaptée ;

  • une affectation pertinente des véhicules aux différentes missions.

La maintenance contribue également à éviter les surconsommations provoquées par un véhicule mal réglé ou insuffisamment entretenu.

5. Former les conducteurs à l’éco-conduite

La technologie ne suffit pas.

Le comportement du conducteur peut également influencer la consommation énergétique d’un poids lourd.

L’éco-conduite vise à adopter une conduite plus souple et anticipative afin de limiter les accélérations, freinages et consommations inutiles.

Elle repose notamment sur :

  • l’anticipation du trafic ;

  • une vitesse régulière ;

  • l’utilisation optimale des rapports ;

  • la limitation des accélérations brusques ;

  • la réduction du fonctionnement inutile du moteur à l’arrêt ;

  • une meilleure anticipation des ralentissements.

La formation des conducteurs constitue donc un axe important d’une politique RSE dans le transport.

Elle présente un double intérêt : réduire la consommation énergétique et améliorer la sécurité routière.

Les données issues des systèmes embarqués permettent également de suivre les habitudes de conduite et d’accompagner les chauffeurs dans une logique de progression plutôt que de simple contrôle.

6. S’appuyer sur la télématique et les données embarquées

Les poids lourds connectés produisent aujourd’hui de nombreuses informations permettant d'améliorer leur utilisation.

La télématique embarquée peut notamment remonter :

  • la position du véhicule ;

  • la consommation ;

  • la vitesse ;

  • les temps d’arrêt ;

  • les comportements de conduite ;

  • les itinéraires ;

  • certaines données mécaniques.

L’analyse de ces informations permet de mieux comprendre les consommations réelles et de détecter des pistes d'amélioration.

Les exploitants peuvent ainsi comparer les performances, identifier une anomalie de consommation ou optimiser les itinéraires.

La donnée devient alors un véritable outil au service de la réduction de l’impact environnemental.

7. Développer progressivement les énergies alternatives

La décarbonation du transport routier passe également par une évolution des énergies utilisées.

En fonction des trajets, des infrastructures disponibles et des contraintes opérationnelles, plusieurs solutions peuvent être envisagées :

  • biocarburants ;

  • bioGNV ;

  • véhicules électriques ;

  • autres motorisations à faibles émissions.

Il n’existe cependant pas encore une solution unique adaptée à tous les usages.

Une tournée urbaine quotidienne ne présente pas les mêmes contraintes qu’un transport national ou international de plusieurs centaines de kilomètres.

La transition énergétique doit donc être progressive et pragmatique, avec des choix fondés sur l’analyse du cycle d’exploitation des véhicules et de la disponibilité des infrastructures.

L’électrification des poids lourds fait notamment partie des solutions aujourd’hui soutenues pour accélérer la décarbonation du secteur.

8. Mutualiser les flux logistiques

La réduction de l’empreinte carbone ne se joue pas uniquement au niveau du camion.

Elle commence souvent bien avant son départ.

Un réseau logistique intelligemment organisé permet d'éviter de multiplier les transports entre les différents acteurs.

La mutualisation des plateformes, des entrepôts et des moyens de transport permet notamment de regrouper les marchandises et de construire des tournées plus efficaces.

Cette logique peut prendre différentes formes :

  • consolidation de plusieurs commandes sur une même plateforme ;

  • stockage à proximité des zones de distribution ;

  • regroupement des expéditions ;

  • organisation de lignes régulières ;

  • mutualisation avec d’autres transporteurs ;

  • optimisation des retours de véhicules.

Une entreprise disposant d’un réseau d’implantations suffisamment dense peut ainsi rapprocher les marchandises des points de livraison et limiter certains trajets.

9. Associer transport et logistique

La démarche environnementale doit idéalement porter sur l’ensemble de la supply chain.

Une entreprise qui optimise uniquement le trajet routier sans s’interroger sur l’implantation de ses stocks, la préparation des commandes ou la fréquence des expéditions risque de passer à côté d'importants gains potentiels.

Associer transport et logistique permet par exemple de réfléchir à :

  • la localisation optimale des stocks ;

  • la fréquence des approvisionnements ;

  • le regroupement des commandes ;

  • la préparation anticipée des expéditions ;

  • la réduction des transports urgents ;

  • le taux de remplissage des véhicules.

L’objectif n’est donc plus seulement de transporter plus proprement, mais de construire une organisation qui nécessite moins de déplacements inutiles.

10. Recourir au report modal lorsque cela est possible

Pour certains flux longue distance, une partie du trajet peut être réalisée par rail, voie fluviale ou maritime.

On parle alors de report modal ou de transport combiné.

La route reste généralement indispensable pour assurer le premier ou le dernier kilomètre, mais elle peut être associée à un mode massifié sur la partie principale du trajet.

Cette solution doit naturellement être étudiée en fonction des volumes, des délais, des infrastructures disponibles et de la localisation du client.

L’ADEME considère le report modal, la massification et la mutualisation parmi les leviers importants de transition écologique du transport de marchandises.

11. Travailler conjointement avec les clients et les donneurs d’ordre

La réduction des émissions ne dépend pas uniquement du transporteur.

Les conditions imposées par le chargeur ont également un impact majeur.

Une commande urgente, une plage de livraison très courte ou plusieurs petites expéditions peuvent nécessiter davantage de véhicules et réduire les possibilités de mutualisation.

À l’inverse, lorsque le transporteur dispose d’un minimum de flexibilité, il peut plus facilement :

  • regrouper plusieurs marchandises ;

  • optimiser ses tournées ;

  • éviter les trajets à vide ;

  • rechercher un chargement retour ;

  • choisir le véhicule le mieux adapté.

La transition écologique du transport routier passe donc nécessairement par une collaboration entre transporteurs, logisticiens et donneurs d’ordre.

La RSE devient alors une démarche collective à l'échelle de toute la chaîne d’approvisionnement.

La démarche environnementale du Groupe Chatel

Pour le Groupe Chatel, la réduction de l’impact environnemental du transport s'inscrit dans une démarche d’amélioration continue.

Le Groupe mène notamment une démarche volontaire autour de l’Objectif CO₂ et agit sur plusieurs leviers complémentaires.

Une flotte récente répondant aux normes environnementales

Le Groupe Chatel renouvelle régulièrement sa flotte et dispose de véhicules récents répondant notamment à la norme Euro VI.

Cette modernisation permet d’intégrer progressivement les évolutions technologiques améliorant les performances environnementales des poids lourds.

Des véhicules connectés pour mieux maîtriser les consommations

Les poids lourds du Groupe sont équipés de systèmes embarqués permettant notamment la géolocalisation, la communication avec les conducteurs et l’analyse des données de conduite.

Cette télématique permet de suivre plus précisément les trajets et les performances des véhicules et d’identifier des pistes d’optimisation.

La formation à l’éco-conduite

Les conducteurs sont également sensibilisés et formés à une conduite permettant de mieux maîtriser la consommation énergétique.

L’analyse de la conduite et la formation continue permettent d'inscrire cette démarche dans le temps.

L’optimisation des itinéraires

La réduction des émissions passe également par l’organisation du transport.

Grâce au suivi des véhicules et à la planification des flux, les équipes cherchent à optimiser les itinéraires et l’utilisation des moyens de transport.

Cette organisation permet de concilier performance opérationnelle, maîtrise des coûts et réduction des consommations.

L’expérimentation de nouvelles solutions

Parce que la transition énergétique évolue rapidement, le Groupe Chatel teste également différentes solutions afin d’anticiper les transformations du transport routier.

Le Groupe indique notamment travailler sur des carburants alternatifs et des véhicules fonctionnant au bioGNV, ainsi que sur l’utilisation d’outils d’analyse de données visant à améliorer ses performances environnementales.

Transport responsable : performance économique et environnementale vont de pair

Réduire les émissions du transport routier ne signifie pas nécessairement réduire la qualité du service.

Bien au contraire.

La plupart des actions environnementales contribuent également à améliorer l’efficacité économique :

moins de kilomètres à vide, c’est moins de carburant consommé ;

un meilleur taux de remplissage, c’est moins de véhicules nécessaires ;

une conduite plus souple, c’est une consommation et une usure mieux maîtrisées ;

des flux mieux planifiés, c’est moins de transports urgents ;

une flotte récente, c’est davantage de fiabilité et de performance.

L’approche RSE peut donc devenir un véritable levier de compétitivité pour le transporteur comme pour ses clients.

Construire ensemble une chaîne logistique plus responsable

La décarbonation du transport routier sera nécessairement progressive.

Elle repose sur une combinaison de nouvelles technologies, d’organisation logistique, de comportements individuels et de coopération entre les différents acteurs.

Grâce à ses activités de transport routier et de logistique, son réseau d’implantations dans le Grand Ouest et sa démarche environnementale, le Groupe Chatel accompagne les entreprises dans la recherche de solutions permettant de concilier efficacité opérationnelle et réduction de l’impact environnemental.

Vous souhaitez optimiser vos flux de marchandises et intégrer davantage les enjeux environnementaux à votre organisation transport ?

Les équipes du Groupe Chatel peuvent étudier vos besoins et construire avec vous une solution de transport et de logistique adaptée à votre activité et à vos engagements RSE.

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